16.04.2009

The Paris of the Middle East (by Johanna Mifsud)

Un article amusant de mon amie Johanna dans The Guardian, sur notre Beyrouth bien-aimée...

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SOURCE: http://www.ivebeenthere.co.uk/places/lebanon/beirut/profile.jsp

Your map of visited places in the world is just not complete if it doesn’t include Beirut. Once termed the Paris of the Middle East, it still has a lot to offer from the trendy designer ateliers to quaint shops where time has managed to stand still for a few decades. The City is not large so most places are easily accessible by service taxi or even on foot. Red plated service taxis are available all day and night by the thousands round Beirut where drivers beep their horns to attract passengers. One ‘service’ costs 2000 LBP per person and longer rides will cost you double service at 4000 LBP. If you manage to work out the city bus service, it only costs 1000 LBP per ride. Get a street map from your hotel and you can walk to many places round the city. The cornice has recently been repaved and makes an excellent walk by the sea from Down Town all the way round to Ramlet al Bayda bay, passing the Manara lighthouse, the old Beirut Luna Park and the famous rocks at Raouche on the way. Just past Raouche you come to the Grand Café overlooking the sea where you can stop for a drink and a relaxing game of back gammon while smoking a fruit flavoured ‘shisha’, as the hubbly bubbly is called locally.

The Lebanese use two currencies concurrently, the Lebanese Pound and the US Dollar. To avoid confusion it may be better to exchange all your money into Lebanese Pounds. Make sure you keep a lot of 1000 LBP notes for tips in cafes or for the man who changes your coal on the hubbly bubbly pipe.

There are always lots of activities going on in Beirut. One of them is the yearly Blom Beirut Marathon held in December and not to be missed. Make sure you register beforehand, either online or at the organisers’ premises at Biel, downtown Beirut. More information about the main marathon and other small marathons held during the year can be found on their site http://www.beirutmarathon.org/index.php

Wine enthusiasts are spoilt for choice by the selection of excellent Lebanese wines. You can take a trip to several of the wine and arak producing estates found in the Bekaa Valley. If you don’t want to join a tour bus, arrange a day trip with a private taxi. Maximum cost for a taxi for the day should not cost more than 150USD. Try Chateau Kefraya http://www.chateaukefraya.com/eindex.html, Chateau Ksara www.ksara.com.lb Massaya Wines http://www.massaya.com/. Free wine tasting is offered at the end of your tour.

Local food is excellent and generally very good value for money compared to European prices. The local mezze are to die for. Try the different varieties of hummous (crushed chick peas mixed with sesame paste, lemon juice, olive oil and garlic) such as hummus bi lahme, topped with spicy minced lamb, or the one sprinked with roasted pine nuts (Lebanese pine nuts are considered the best in the world for their rich flavour) or just plain hummous topped with excellent local olive oil. Baba ghannoush is not to be sniffed at, roasted aubergines crushed with lemon juice, tahini and olive oil. Chicken liver fried with pomegranate juice, fattoush salad, tabbouleh salad, fried spicy potatoes, steamed runner beans with olive oil and lemon juice, local strained yoghurt called labne served with olive oil and or with crushed garlic, cucumber with labne and mint, kibbeh (fried meat balls) bizry (fried white bait) are other mezze you should try. Don’t forget that these are usually ordered as starters. All mezze are served with local warm bread and are very filling but try not to miss the mixed meat grilled on skewers. A warm tea or coffee together with an argilla pipe compliment the end of these meals fit for kings.

The National Museum at Mathaf near the French Embassy is open from Tuesday to Sunday from 9 am to 5 pm and closed on Monday. This museum houses an archeological collection dating from prehistory to the Mamluk era. For more information visit the museum’s site at http://www.beirutnationalmuseum.com/e-histoire.htm

If you still have energy after a day out exploring try the local night life around Gemmayze, a street lined with restaurants and bars full of trendy locals dressed to kill in designer gear. Rue Monot, just off Sodeco Square is clubbing district where you can dance the night away till the early hours.

Local women are very well groomed and trendy. In Beirut, one is not seen dead without perfect nails. A manicure, pedicure and a trip to the hairdresser are a must. The beauty business in Beirut does well even in times of trouble or financial crisis as local women are very well groomed to say the least. Hotel salons can be pricey but small salons offer manicures, pedicures and hair brushing for a few dollars so when in Beirut, do as the Beirutis.

As much as it is tempting, don’t take photos of the soldiers or tanks found on most corners in Beirut because it’s not allowed. Don’t be too overwhelmed by their presence either. They are there for everyone's protection and are usually very polite and helpful should you need help with directions. It is all part of Beirut character and charm but do check with your embassy on the local security situation before your departure.

Johanna Mifsud

14.11.2008

Sleiman à l'UNESCO (2)

L'Orient le jour, jeudi 13 novembre 2008 (article 2)

Dialogue des cultures : Sleiman réaffirme l’ambition internationale du Liban

C’est un discours empreint d’un grand humanisme que Michel Sleiman a tenu hier à la tribune des Nations unies dans le cadre de l’Assemblée générale sur la « Culture de la paix ».

Pour le chef de l’État, « nous avons fortement besoin de prévenir les maux qu’entraîne la force commise en réaction aux appels visant à exclure, voire anéantir celui qui est différent de nous. Il est impérieux pour cela que nous instaurions un dialogue sleiman.jpg véritable, le dialogue de la vie et des idées, un dialogue à la fois patient et audacieux, afin de jeter les bases des relations entre les peuples de religions et de cultures diverses », a-t-il souligné. « Diverses expériences, y compris notre propre expérience libanaise, nous ont enseigné que le véritable dialogue est celui qui survit aux craintes et aux tentatives d’intimidation et qui permet aux personnes de construire des passerelles en vue de surmonter la peur, l’intimidation et d’éteindre les incendies allumés par les tensions et le fanatisme », a ajouté le président Sleiman, qui a tenu toutefois à préciser qu’un « recours brusque au dialogue pour régler les conflits existants ou pour désamorcer ceux qui couvent ne peut produire le moindre résultat s’il n’est pas fondé sur un long processus cumulatif, bâti avec soin, basé sur des liens de confiance et d’ouverture sur l’autre ». Le président Sleiman a également souligné que « l’efficacité du dialogue reste tributaire de relations de forces asymétriques et la persistance de la domination, de l’oppression et de l’arbitraire met en jeu sa crédibilité. Cela est surtout vrai au Moyen-Orient et en Terre sainte. Comment peut-on encourager et le dialogue et le progrès lorsque persiste l’occupation israélienne des terres palestiniennes et arabes et quand les droits fondamentaux du peuple palestinien sont systématiquement bafoués, notamment le droit des réfugiés au retour sur leurs terres et dans leur foyer ? » s’est-il demandé.

Et d’enchaîner en rappelant que « ceux qui aiment le Liban – et ils ne sont pas peu nombreux – savent fort bien que notre pays a des caractéristiques uniques qui lui ont permis de surmonter les drames qui ont mis à l’épreuve notre volonté de vivre ensemble dans un seul pays riche dans sa diversité, fermement convaincu de son appartenance arabe et interagissant avec les cultures du monde ». Pour lui, le Liban est « l’espace le plus grand et le plus riche pour le dialogue entre les religions et les cultures, au service du monde arabo-musulman et du monde entier. Dans l’allocution que j’avais prononcée devant l’Assemblée générale en novembre dernier, j’avais eu l’occasion de dire que “la philosophie de l’unité libanaise est fondée sur le dialogue, la réconciliation et la coexistence” et de souligner notre ambition de voir le Liban devenir un centre international pour la gestion du dialogue entre les civilisations et les cultures et par conséquent un laboratoire mondial pour ce dialogue entre les entités », a insisté le chef de l’État.

« Nous sommes réunis ici aujourd’hui pour dire notre refus du choc des ignorances et pour souligner notre volonté de travailler ensemble dans les domaines de l’éthique, de la culture, de la politique et de relations internationales saines. Notre réunion ici a une portée symbolique », a conclu Michel Sleiman.

Sleiman à l'UNESCO

Le Liban se voudrait laboratoire du dialogue des cultures. C'est l'ambition qu'a formulé le Président Michel Sleiman, dans son allocution du 12 novembre, devant un parterre de représentant siégeant à l'UNESCO. Comme pour le discours de Philadelphie de Barack Obama on a envie de croire que son auteur mettra tout en oeuvre pour concrétiser le bel élan humaniste qui lui a fait déclamer une telle ambition.

"Politique et religion avec modération", avions nous dit... Après les conférences d'Ahmed Beydoun sur la situtation politique au Liban, un nouveau post politique pour faire le quotat de ce mois-ci. Après, promis, on repasse à la poésie et à la littérature (ou ce qui se voudrait telles).

L'Orient le jour, jeudi 13 novembre 2008 (article 1)

Ouverture avec panache de l’Assemblée générale sur la « Culture de la paix »


NEW YORK, de notre correspondante aux Nations unies, Sylviane ZEHIL

C’est avec panache que la réunion internationale de haut niveau s’est ouverte hier à l’Assemblée générale de l’ONU sur le thème de la « Culture de la paix », en présence du roi Abdallah d’Arabie saoudite, qui en avait pris l’initiative.

Cette « réunion revêt une grande importance en vue de réaliser les aspirations communes de l’humanité et d’établir des relations de tolérance, d’acceptation mutuelle et de respect des spécificités religieuses et culturelles », a déclaré le président Michel Sleiman à la tribune de l’ONU. Huitième à prendre la parole, juste après la présidente de la Finlande, il a mis l’accent sur « l’intérêt commun dans l’appel au dialogue », du « fait de l’inquiétude suscitée par des phénomènes de violence confessionnelle et ethnique, de terrorisme, d’intimidation, de coercition, de diffamation et d’atteinte à la dignité ». Le président Sleiman a rappelé fièrement que « le Liban a pour vocation la liberté », qu’il est le modèle de pluralité et un espace de dialogue et de coexistence de cultures et de religions différentes. « Le Liban est une nécessité tant pour l’Orient que pour l’Occident », a-t-il encore dit, citant les papes Jean-Paul II et Benoît XVI. « À ce titre, le Liban mérite le soutien de la communauté internationale – un soutien qui ne saurait se renforcer que par l’instauration d’une paix juste et durable au Proche-Orient », a rappelé le président Sleiman.

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Quoi qu’il en soit, rois, princes, cheikhs, présidents, chefs de gouvernement, ministres, dignitaires religieux (dont le président du concile pontifical du Vatican pour le dialogue interreligieux) et représentants de plusieurs pays ont pris part à cette réunion sur le « dialogue entre cultures et religions » pour exprimer d’une seule voix le besoin d’établir des relations de tolérance et d’acceptation de l’autre. Qualifiée de moment « tout à fait unique et encourageant » par Ban Ki-moon, cette conférence a été l’occasion de faire appel à la modération religieuse et de mettre fin à la diffamation et aux « stéréotypes », sources de ressentiment et de peur. Cette réunion de haut niveau a été aussi l’occasion de rappeler l’importance de trouver une « solution équitable » au conflit du Moyen-Orient. Ce thème a été exprimé avec force et fermeté dans la déclaration du président israélien, Shimon Peres.

À l’occasion de la présence des chefs d’État et de gouvernement à New York, un dîner a été donné la veille par le secrétaire général de l’ONU au siège des Nations unies. En tout quatre tables, et au menu : salade frisée, champignons strudel nappés d’une vinaigrette aux truffes, médaillon de filet de veau accompagné de foie gras et champignons sauvages nappé de sauce madère, tarte aux pommes garnie de cannelle et crème anglaise, le tout arrosé d’un Pouilly-Fuissé Patriarche 2004, et d’un Bordeaux Château d’Arcins Haut Médoc 2005.

Le président Michel Sleiman a été placé entre le roi saoudien Abdallah et le représentant du Vatican, le cardinal Jean-Louis Tauran, à la table d’honneur de Ban Ki-moon, comprenant notamment le Premier ministre du Qatar, le grand imam d’Égypte, le président du Kazakhstan, l’émir du Koweït, le ministre saoudien des Affaires étrangères et le chef de cabinet de Ban Ki-moon, a raconté à L’Orient-Le Jour une source onusienne. Quant au président israélien Shimon Peres, il s’est retrouvé « à seize pieds plus loin », entre le Premier ministre du Maroc et le ministre des Affaires étrangères d’Oman.