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<title>10 jours à Beyrouth</title>
<description>Politique et religion avec modération, flâneries et libanaises avec passion.</description>
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<title>L'escalier Saint Nicolas, à Gemmayze</title>
<link>http://10joursabeyrouth.blogspirit.com/archive/2009/11/20/l-escalier-saint-nicolas-a-gemmayze.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Cédric)</author>
<pubDate>Fri, 20 Nov 2009 14:07:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J'imagine la même langoureuse session de guitare acoustique (voir ci dessous), au milieu de l'escalier Saint Nicolas à Beyrouth, qui relie les somptueuses propriétés Sursock à l'artère des libations de Gemmayze, opérant comme un cordon ombilicale entre l'ancienne bourgeoisie cultivée libanaise et la jeunesse &quot;festivus festivus&quot; du pays au Cèdre... Depuis 1850, 200 marches y plongent sur plus de 800 mètres , entrecoupées de terrasses où l'on peut aisément déployer tables et chaises.&amp;nbsp; L'ensemble est entouré de vielles bâtisses qui veillent paisiblement sur lui. Si j'avais le porte-feuille des Sursock, c'est là que je poserai mes bagages.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;object height=&quot;265&quot; width=&quot;320&quot; data=&quot;http://www.youtube.com/v/6t9QaR5pupA&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;color1=0x402061&amp;amp;color2=0x9461ca&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/6t9QaR5pupA&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;color1=0x402061&amp;amp;color2=0x9461ca&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Assis sur une marche en marbre éternel, à égale distance des deux instances, entre l'avant et l'après. Dans le présent, en somme. Trente degrés décrescendos en début de soirée et ciel orangé qui donnerait à la scène une ambiance naturellement tamisée...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Deux jeunes libanais apportent une touche artistique à ce merveilleux site: l'artiste peintre et sculpteur Brahim Samaha (nous aurons l'occasion d'évoquer son travail plus tard surement...) dont la galerie se trouve quasiment au milieu de la descente. Elle est jouxtée par une autre galerie, que sa propiétaire, Maya, a nommé 10/10 (parce qu'elle fait 10m2 seulement) et abrite régulièrement des repas conviviaux organisés autour de thèmes artistiques ou sociétaux...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais les propriétés du magnat esthète orthodoxe sont maintenant entourées, asphyxiées par des tours de verres et de béton... La folie bâtisseuse de l'homme libanais déferlera t-elle sur l'escalier de mes souvenirs et songes d'été? Je ne l'espère pas! Dites-moi s'il lui arrive quoique ce soit!&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://10joursabeyrouth.blogspirit.com/media/00/00/284325580.jpg&quot; id=&quot;media-423819&quot; alt=&quot;esca-st nicolas.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; width=&quot;220&quot; height=&quot;178&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;On doit cette photo (j'ai égaré les miennes) à Aline et Fabien dont j'ai découvert le &lt;a href=&quot;http://alinefabienliban.wordpress.com&quot;&gt;blog&lt;/a&gt; à cette occasion. Ils ont écrit un &lt;a href=&quot;http://alinefabienliban.wordpress.com/tag/beyrouth/&quot;&gt;billet illustré&lt;/a&gt; sur l'ensemble du quartier Sursock qui vaut complément indispensable de cette courte flânerie...&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Sex and the Arab City : les vents du changement soufflent dans le monde arabe (par Yves Gonzalez Quijano)</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (Cédric)</author>
<pubDate>Fri, 13 Nov 2009 20:49:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Excellent billet d'&lt;b&gt;Yves Gonzalez Quijano&lt;/b&gt;, professeur de littérature arabe moderne à l'université Lyon 2, publié sur son blog &quot;&lt;a href=&quot;http://cpa.hypotheses.org&quot;&gt;Culture et politique arabe&lt;/a&gt;&quot; (dont vous pouvez trouver le lien vers dans ma colonne de droite, rubrique &quot;Blogs et Sites Proche-Orient) en date du 1er novembre 2009 sur les derniers développements de l'actualité arabe impliquant les thématiques de la sexualité et du corps.&lt;/i&gt; &lt;i&gt;Intitulé &lt;a href=&quot;http://cpa.hypotheses.org/1380&quot;&gt;Sex and the Arab City : les vents du changement soufflent dans le monde arabe&lt;/a&gt;, son angle est tout à fait dans la ligne de notre &quot;politique éditoriale&quot; résumé par le sous-titre “Politique et religion avec modération, flâneries et libanaises avec passion”, est-il besoin de le rappeler? Y sont contés notamment les frasques de la libanaise Haïfa Wehbe, qui a le don de mettre à l'épreuve le &quot;jihad en nafs&lt;/i&gt;&lt;i&gt;&quot; de ces messieurs du monde arabe...&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Egalement une occasion de poursuivre un voyage dans la blogosphère sur le monde arabe, qui m'a permis de découvrir les blogs d'As’ad Abu Khalil&lt;/i&gt; &lt;i&gt;et Brian Whitaker (liens dans l'article ci-dessous)...&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;A voir le nombre de commentaires qu’elle a suscités sur le Net, la vie sexuelle des Arabes, en particulier en Arabie saoudite, est un sujet qui passionne ! Rappel pour ceux qui n’ont pas suivi cette &lt;a href=&quot;http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2009-07-23/arabie-saoudite-arrete-pour-avoir-vante-sa-vie-sexuelle-a-la-television/920/0/363610&quot;&gt;affaire&lt;/a&gt; : en juillet dernier, un Saoudien a eu la malheureuse idée de faire état de ses aventures galantes dans le cadre de « Ligne rouge » (الخط الأحمر), une émission tapageuse – et à succès – de la chaîne libanaise LBC (contrôlée par le milliardaire saoudien Al-Waleed Ibn Talal).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Les sanctions n’ont pas traîné : fermeture des bureaux de la chaîne en août, 5 années de prison et 1000 coups de fouet pour le « Casanova saoudien » et, pour faire bonne mesure, condamnation en octobre d’une journaliste locale, Rosana Al-Yami, à 60 coups de fouet pour sa collaboration à la préparation de l’émission (elle a bénéficié, juste après, d’une grâce royale).&lt;img src=&quot;http://10joursabeyrouth.blogspirit.com/media/02/02/62570689.jpg&quot; id=&quot;media-421626&quot; alt=&quot;beyonce.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Plus récemment, et toujours sur fond de compétition politique entre « libéraux » et « conservateurs », ce sont deux chanteuses, souvent qualifiées de “bombes sexuelles”, qui ont fait parler d’elles. En Egypte, l’annonce d’un prochain concert de Beyoncé, dans un luxueux hôtel sur la mer Rouge, a provoqué un beau scandale (&lt;a href=&quot;http://www.al-akhbar.com/ar/node/162576&quot;&gt;article&lt;/a&gt; en arabe dans Al-Akhbar). Alors que les Malaisiens avaient réussi à décourager la star en lui imposant un (trop) strict code vestimentaire pour ses tenues de scène, un député proche des Frères musulmans a interpelé le gouvernement au Parlement à propos de la venue d’une chanteuse coupable de propager « l’immoralité et la dépravation » (الفسق والفجور).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Une attitude d’autant plus scandaleuse à ses yeux que le même gouvernement a été accusé – à tort semble-t-il si l’on en croit cette info en arabe sur le site d’Al-Jazeera – d’avoir contraint les très célèbres &lt;i&gt;Tuyûr al-janna&lt;/i&gt; ( طيور الجنة : Les oiseaux du paradis) à mettre un terme plus rapide que prévu à leur tournée estivale en Egypte. (Pour être tout à fait complet il faut rappeler que cette chorale religieuse, qui connaît un énorme succès et qui a tout de même son propre canal &lt;a href=&quot;http://www.toyoraljanah.com/&quot;&gt;satellitaire&lt;/a&gt;, a également connu quelques problèmes à la même époque en Arabie saoudite, mais à cause de la police des mœurs locale qui n’apprécie pas du tout cette interprétation musicale trop « moderne » de l’islam : article en arabe sur IslamOnline).&lt;img src=&quot;http://10joursabeyrouth.blogspirit.com/media/00/01/2140784819.jpg&quot; id=&quot;media-421628&quot; alt=&quot;haifa.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mêmes débats, mais cette fois à Agadir, dont la plage accueillait la quatrième édition du Concert pour la tolérance. Pour ce « moment intense de partage et de dialogue entre les peuples » selon les termes du communiqué officiel, ce « pont culturel entre les deux rives de la Méditerranée » proposait notamment une prestation de Haïfa Wehbé. Fidèle à sa réputation, la chanteuse libanaise s’est produite dans une tenue que certains médias locaux ont décrite comme assez proche de la chemise de nuit, au point que les vertueuses caméras de la télévision marocaine ont préféré rester prudemment à distance !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Si une partie du public masculin, selon la presse, a exprimé avec beaucoup de vigueur toute sa ferveur pour la créatrice de Bouss al-wawa, dans les journaux proches de l’opposition religieuse, tel Al-Tajdid ( &lt;a href=&quot;http://www.attajdid.info/def.asp?codelangue=6&amp;amp;po=2&quot;&gt;التجديد&lt;/a&gt; : Le Renouveau), on s’en est pris violemment à l’image donnée par la principale représentante de la Méditerranée arabe pour ce concert en hommage à la tolérance.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Certains éditorialistes (voir cet article en arabe sur &lt;a href=&quot;http://www.islamonline.net/servlet/Satellite?c=ArticleA_C&amp;amp;pagename=Zone-Arabic-ArtCulture%2FACALayout&amp;amp;cid=1256033974160&quot;&gt;IslamOnline&lt;/a&gt;) ont ironisé à propos de cette tolérance qui consiste à exhiber sur scène un Sud tel que le veut le Nord, à savoir déshabillé et dépouillé de toute dignité (هيفاء كشفت عن الوجه “الذي يُريد البعض أن يظهر به شعوب جنوب المتوسط أمام شماله، شعوب عارية، نزعت عنها ثيابها، وتخلت عن كرامتها، كل ذلك يتم باسم ‘التسامح’ المفترى عليه). Et tout cela alors que l’humoriste français Dieudonné était empêché de se produire à Casablanca…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Rien de bien neuf malgré tout dans ces querelles entre les différentes formes de pouvoir et leurs oppositions, où tout est réglé d’avance dans les moindres détails (jusqu’à la petite robe de Haïfa qui avait déjà défrayé la chronique : voir ce précédent &lt;a href=&quot;http://cpa.hypotheses.org/266&quot;&gt;billet&lt;/a&gt;). Néanmoins, une telle présence des « choses du sexe » dans l’actualité récente, avec tous les enjeux de société qui les entourent, offre une bonne introduction à un autre échange, plus inédit, sur l’importance qu’il convient d’accorder à de tels événements, et sur le sens que l’on peut leur donner.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Auteur de plusieurs livres sur le monde arabe et à la tête d’un &lt;a href=&quot;http://www.al-bab.com/default.htm&quot;&gt;blog&lt;/a&gt; qui regorge d’informations utiles, Brian Whitaker est aussi responsable de la section Moyen-Orient du Guardian où il participe à une très intéressante tribune collective, intitulée Comment is free. Dans un billet récent, il y a proposé quelques commentaires sur la question du changement dans le monde arabe.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Sous le titre &lt;a href=&quot;http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2009/oct/22/arab-middle-east-change-women&quot;&gt;Arab Winds of Change&lt;/a&gt;, il développe – en quelques lignes – une idée qui sera familière aux lecteurs de ces chroniques, à savoir que les véritables changements dans cette région du monde seront la conséquence, moins de nouveaux équilibrages politiques que de transformations sociétales liées au poids de la jeunesse et à l’expression de ses désirs, dans tous les domaines. Je le cite : « If asked where change is likely to come from in the Arab countries, I would not put much faith in “reformist” politicians and opposition parties – they’re mostly no-hopers – but I would definitely put feminists, gay men, lesbians and bloggers very high on my list. »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pour compléter sa démonstration, Whitaker explique que si l’oppression politique arabe existe, il ne faudrait pas négliger le rôle que les acteurs sociaux eux-mêmes, notamment au sein de la famille et dans le système éducatif, jouent dans la mise en place de ce régime d’oppression, dans sa perpétuation : « In these highly stratified societies, people are discriminated for and against largely according to accidents of birth: by gender, by family, by tribe, by sect. Women, as the largest disadvantaged group, can play a major role in overcoming this and helping smaller disadvantaged groups to do the same. Once the equality principle is accepted for women it becomes easier to apply it to others. Contrary to popular opinion, most human rights abuses in the Arab countries are perpetrated by society rather than regimes. Yes, ordinary people are oppressed by their rulers, but they are also participants themselves in a system of oppression that includes systematic denial of rights on a grand scale. »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Un point de vue qui a déclenché la fureur de As’ad Abu Khalil, universitaire américain qui intervient lui aussi sur le Net, à l’occasion de chroniques souvent très intéressantes sur son blog dont le titre est tout un programme : Angry Arab. Je vous laisse découvrir son &lt;a href=&quot;http://angryarab.blogspot.com/2009/10/et-tu-brian-whitaker.html&quot;&gt;point de vue&lt;/a&gt;, très énergiquement exprimé comme toujours chez lui ! En gros, il s’étrangle de rage en découvrant une explication qui lui semble passer sous silence toute l’oppression, bien réelle, exercée par les pouvoirs politiques – à commencer occidentaux – à l’encontre des citoyens arabes. (La &lt;a href=&quot;http://www.al-bab.com/blog/blog0910c.htm&quot;&gt;réponse&lt;/a&gt; de Brian Whitaker mérite également d’être lue à mon sens.)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Du côté CPA, on se réjouit en tout cas de voir autant d’attention accordée à ces « révolutions minuscules » que l’on s’efforce de chroniquer chaque semaine, parce que toutes ces manifestations que porte et exprime la culture arabe actuelle (au sens large du terme) révèlent, au quotidien, les vrais enjeux politiques de la région. D’ailleurs, As’ad Abu Khalil ne doit pas être très loin de le croire, lui qui a choisi de sous-titrer son blog : A source on politics, war, the Middle East, poetry, and art !&quot;&lt;/p&gt;
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<title>Superposition libanaise (Johanna Mifsud)</title>
<link>http://10joursabeyrouth.blogspirit.com/archive/2009/11/12/superposition-libanaise-johanna-mifsud.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Cédric)</author>
<pubDate>Thu, 12 Nov 2009 16:55:00 +0100</pubDate>
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&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://10joursabeyrouth.blogspirit.com/media/02/00/100553157.jpg&quot; id=&quot;media-421076&quot; alt=&quot;place sassine.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;b&gt;Légende:&lt;/b&gt; Place Sassine, superposition des genres propre aux quartiers chrétiens de Beyrouth avec une image pieuse de Sainte toute tendue vers l'au-delà dont le panneau repose sur un autre type de &quot;Sainte&quot;, toute tendue vers l'ici-bas.&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Au moins la Sainte (la &quot;vraie&quot;) est hierarchiquement plus près des cieux que la top model...&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;b&gt;Crédit:&lt;/b&gt; Johanna Mifsud (Malte)&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
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<title>Le retournement de l'idéologie libertaire du couple post-soixante-huitard</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (Cédric)</author>
<pubDate>Thu, 12 Nov 2009 00:44:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;Veuillez excuser le titre pompeux de ce post qui pourrait tout aussi bien valoir programmatique de mémoire de Normalien. Peut-être est-ce dépassement de ma névrose de classe (cf les tentions psychologiques du fils d'ouvrier émancipé tels que décrits par le sociologue Vincent de Gauléjac) qui me fait tendre vers cette école d'excellence par laquelle jamais je n'aurais pu passer? Ni d'ailleurs je ne me taillerai une part dans le gâteau que s'accapare ses membres en un partage léonin...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour revenir au centre du propos de ce post sans digression néo-marxiste (désolé, je suis en train de lire Alain Badiou), je trouve très intéressant ce revirement, donc, d'une partie de la gauche libertaire (car fût un temps où Bruckner en était) sur la question du corps contemporain, des relations de couple, et de cette &quot;mythologie du sublime&quot; delaquelle il souffrirait.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Peut-être l'éthique chrétienne du corps qui a cours dans les quartiers libanais que je connais freine t-elle cette facilité à zapper que nous avons ici en Occident... Pour longtemps?&amp;nbsp; Quoique je ne suis pas sur de regretter la libération du désir et du coprs ici-même comme je suis émerveillé par la retenue (certaines tenues extravagantes ne doivent pas vous y tromper) qui a cours dans au Liban.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il s'agit d'une discussion autour de son dernier livre &quot;Le paradoxe amoureux&quot; (Grasset, 2009):&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;« &lt;i&gt;Il me semble que notre conception de l&lt;span class=&quot;text_exposed_hide&quot;&gt;... &lt;span class=&quot;text_exposed_link&quot;&gt;&lt;a onclick=&quot;CSS.addClass($(&amp;quot;text_expose_id_4afb4935860db4dc2edfd&amp;quot;), &amp;quot;text_exposed&amp;quot;);&quot;&gt;Lire la suite&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span class=&quot;text_exposed_show&quot;&gt;&lt;i&gt;’amour est gâtée par les mythologies du sublime. C'est-à-dire que nous voyons les amants comme deux héros, qui se vouent l’un à l’autre corps et âme et qui restent en perm&lt;img src=&quot;http://10joursabeyrouth.blogspirit.com/media/01/02/184141098.gif&quot; id=&quot;media-420911&quot; alt=&quot;paradoxe.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;anence sur les cimes du plaisir et de la passion. Et quand on a vécu quelques années avec une femme ou un homme, on se rend compte qu’il y a la puissance de dissolution du quotidien, mais qui ne veut pas dire forcément que l’on va abandonner l’autre. Il y a des plages d’ennuis mais on n’est pas nécessairement obligé de partir lorsqu’on s’est ennuyé une soirée avec sa femme ou son époux. Et ces mythologies du sublime, je pense qu’elle gâte la vie quotidienne, parce qu’elles font de nous soit des héros, soit des saints. Or moi […] je plaide pour une prise en considération de l’imperfection humaine. Nous sommes faibles et faillibles, ça je crois que c’est la grande leçon de la tradition française et de la tradition catholique. Car à partir du moment où l’on veut dresser de l’être humain un portrait magnifique, on déprécie et on dégrade ce que nous vivons au quotidien…&lt;/i&gt; »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;UIIntentionalStory_Message&quot; data-ft=&quot;{&amp;quot;type&amp;quot;:&amp;quot;msg&amp;quot;}&quot;&gt;&lt;span class=&quot;UIStory_Message&quot;&gt;Pascal Bruckner dans l’émission radio Répliques (France Culture) du samedi 24 octobre 2009, intitulée &quot;Réflexions sur l'amour&quot;, à propos de son dernier ouvrage (sus-cité)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;
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<title>Ghassan Tuéni, homme de paix</title>
<link>http://10joursabeyrouth.blogspirit.com/archive/2009/11/08/ghassan-tueni-homme-de-paix.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (Cédric)</author>
<pubDate>Sun, 08 Nov 2009 20:53:00 +0100</pubDate>
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&lt;div class=&quot;type-gr&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;img src=&quot;http://10joursabeyrouth.blogspirit.com/media/01/01/543261305.jpg&quot; id=&quot;media-419625&quot; alt=&quot;tuéni.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; name=&quot;media-419625&quot; /&gt;Samedi 6 novembre dernier&lt;/i&gt;, le journal &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; publiait un &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/11/06/ghassan-tueni-la-force-culturelle-du-liban-c-est-la-liberte-d-expression_1263724_3232.html&quot;&gt;entretien&lt;/a&gt; avec le grand journaliste et homme politique libanais, ancien directeur d'&lt;i&gt;An Nahar&lt;/i&gt;, modèle d'indépendance dans une presse arabe souvent inféodée aux Etats ou aux partis&amp;nbsp; politiques. L'homme a perdu son fils en 2005 lors d'un attentat perpétré par... ah oui, il ne faut pas trop s'avancer. Posons-nous donc simplement la question de savoir qui gênait Gébran Tuéni, qui s'octroyait le droit de critiquer la Syrie et les dérives autoritaires de certains mouvements politico-religieux. Samir Kassir, autre journaliste du quotidien, a appris que l'on n'exerçait pas impunément sa liberté d'expression dans le monde arabe.&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;type-gr&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;type-gr&quot;&gt;Pour autant, Ghassan Tuéni ne reprend pas l'antienne de la vengeance à son compte. Un mausolée pour son fils suffira, où la famille Tuéni ira de ses larmes amères remplir les pots de fleurs que tous les libanais épris de liberté y ont déposé.&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;type-gr&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;type-gr&quot;&gt;Paroles du grand sage octogénaire à l'occasion de la sortie de son livre &lt;a href=&quot;http://www.albin-michel.fr/fiche.php?EAN=9782226193131&quot;&gt;&lt;i&gt;Enterrer la haine et la vengeance. Un destin libanais&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; (Albin Michel, 190 p., 19 €).&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;type-gr&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;type-gr&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;ar-tit&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Ghassan Tuéni :&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;ar-tit&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;ar-tit&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&quot;La force culturelle du Liban, c'est la liberté d'expression&quot;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;ar-tit&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;dt&quot;&gt;&lt;i&gt;LE MONDE | 06.11.09 | 13h48&amp;nbsp;&amp;nbsp;•&amp;nbsp;&amp;nbsp;Mis à jour le 06.11.09 | 13h48&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://medias.lemonde.fr/mmpub/img/let/g.gif&quot; align=&quot;left&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;ar-txt&quot;&gt;hassan Tuéni, 83 ans, a dirigé dès l'âge de 22 ans le quotidien libanais de langue arabe &lt;i&gt;An-Nahar&lt;/i&gt;. Entré en politique à 24 ans, il fut tour à tour député, vice-président de la Chambre, ministre, ambassadeur auprès des Nations unies. Journaliste engagé, dans ses éditoriaux comme dans ses livres, il vient de publier &lt;i&gt;Enterrer la haine et la vengeance. Un destin libanais&lt;/i&gt; (Albin Michel, 190 p., 19 €). &lt;table style=&quot;float: left; clear: both; padding-right: 6px; height: 17px;&quot; width=&quot;91&quot; border=&quot;0&quot; cellpadding=&quot;0&quot; cellspacing=&quot;0&quot;&gt; &lt;tbody&gt; &lt;tr&gt; &lt;td&gt; &lt;center&gt;&lt;script language=&quot;JavaScript&quot; type=&quot;text/javascript&quot;&gt; //&lt;![CDATA[ &lt;!--  &lt;!   &lt;!   &lt;!   OAS_AD('Middle1'); // --&gt; // --&amp;gt; // --&amp;gt;  //]]&gt; &lt;/script&gt; &lt;a href=&quot;http://pubs.lemonde.fr/5c/ANALYSES-LEMONDE/index_analyses/exclu/sponsor/1343938251/Middle1/OasDefault/default/empty.gif/34663536623330653461663731633630&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://pubs.lemonde.fr/5/ANALYSES-LEMONDE/index_analyses/exclu/sponsor/1343938251/Middle1/OasDefault/default/empty.gif/34663536623330653461663731633630&quot; style=&quot;border: 0pt none;&quot; width=&quot;2&quot; border=&quot;0&quot; height=&quot;2&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/center&gt; &lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;/tbody&gt; &lt;/table&gt; &lt;div class=&quot;ar-txt&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;ar-txt&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;ar-txt&quot;&gt;&lt;b&gt;Le 14 décembre 2005, devant le cercueil de votre fils Gebran, qui dirigeait après vous votre journal, &quot;An-Nahar&quot;, et qui venait d'être assassiné, vous avez tenu des propos qui n'étaient pas de vengeance.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Quand j'ai pris la parole, je ne savais pas ce que j'allais dire. Et, en effet, je n'ai pas appelé à la revanche. Je n'y crois pas. J'ai demandé justice, mais j'ai aussi appelé à enterrer les haines et les rancoeurs. J'avais envie de crier : &quot;Assez de sang !&quot; Je ne crois pas l'avoir fait. Mais la foule présente a bien entendu que je disais cela.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Mais, précisément, le Proche-Orient ne parvient pas à enterrer les haines et les rancoeurs. On a le sentiment qu'elles grandissent, au contraire. Croyez-vous vraiment en un avenir de paix ?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je crois que cela va être impératif. On ne peut pas survivre avec tant de haines et de rancoeurs. On ne peut pas continuer indéfiniment ainsi. Nous sommes nombreux à le penser, dans tous les camps et dans tous les pays de la région. Cela doit nécessairement finir un jour. Il y a eu autrefois en Europe une guerre de Cent Ans. Et elle a bien fini par finir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Dans votre livre, vous parlez aussi de votre foi, de la religion orthodoxe, des saintes images. La religion a-t-elle animé et guidé votre vie ?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il vous suffit de voir le nombre d'icônes qui tapissent les murs de ma maison, de ma chambre, mon lit, etc. Les orthodoxes sont obsédés par l'icône. Mon rapport à la religion n'a pas été facile d'emblée. Mon père était franc-maçon et pas du tout religieux. Nous étions quatre garçons et il refusait de nous faire baptiser, disant que nous choisirions notre religion librement à l'âge de 16 ans. Ma mère, qui était très pieuse, désapprouvait cette décision.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un jour, à l'insu de mon père, elle décide de nous faire baptiser. J'étais l'aîné de la fratrie et j'avais alors 6 ans. L'archevêque n'a pas voulu procéder au baptême sans prévenir mon père. Et celui-ci a tenu à venir et à assister à nos baptêmes. Ma vie a été orientée par cette foi, par l'exercice spirituel. Et je n'oublie jamais le jour où j'ai vu ma mère s'agenouiller pour prier à Saydnaya, en Syrie, sans doute le sanctuaire le plus visité au Moyen-Orient après Jérusalem, qui abrite la &lt;i&gt;Shaghoura&lt;/i&gt;, l'icône de Marie que saint Luc aurait peinte et que vénèrent les orthodoxes. C'est peut-être à ce moment-là que j'ai eu la certitude de ma foi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Quand vous avez pris la direction d'&quot;An-Nahar&quot;, le journal de votre père, à la mort de celui-ci, vous aviez seulement 22 ans. C'était un vrai défi ?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'était évidemment un défi, mais j'étais très heureux de ce challenge, d'apprendre à diriger des gens plus âgés que moi. C'est ce qui arrive à ma petite-fille aujourd'hui, qui, à la mort de son père, a aussi relevé le défi de la direction du journal. Et, évidemment, chaque fois que je l'incite à la patience, à attendre un peu avant de vouloir tout diriger, elle me dit : &lt;i&gt;&quot;Mais toi tu n'as pas attendu !&quot;&lt;/i&gt; C'est vrai. Je ne voulais pas attendre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&quot;Le secret de ma liberté&quot;&lt;/i&gt;, écrivez-vous, c'est-à-dire de la liberté de votre journal, c'est &lt;i&gt;&quot;de ne rien demander au pouvoir, de ne rien lui devoir, et d'être dans une position où le pouvoir ne peut rien contre moi&quot;&lt;/i&gt;. Vous parlez aussi de l'insolence constante d'&quot;An-Nahar&quot;. Comment avez-vous réussi à vous tenir à ces principes et que vous en a-t-il coûté ?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai subi des tentatives de déstabilisation par l'argent bien sûr, par la suppression de la publicité. C'était une volonté de destruction. Il fallait tenter de ne pas y consentir. J'ai été aussi victime de ce qu'on appelle &lt;i&gt;&quot;la suspension administrative&quot;&lt;/i&gt;, qui empêche la parution du journal pendant un temps qui peut être long. Une fois, cela a duré six mois. Mais on a réussi à tenir. Grâce à des appuis. Des contre-feux. Des gens se sont mobilisés pour nous aider, puis faire revenir la publicité. Mais certains tentaient de négocier notre soutien à leurs affaires ou à leur cause, en échange. Cela, je ne l'ai pas accepté, j'ai toujours insisté pour rappeler que la publicité était une chose et la rédaction une autre, qui ne pouvait en aucun cas être soumise à la première.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Comment voyez-vous aujourd'hui l'avenir d'&quot;An-Nahar&quot; ?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai beau m'être un peu éloigné, en raison de mon âge et de ma santé fragile, je connais les problèmes de la presse écrite d'aujourd'hui. Mais, comme en ce qui concerne la situation politique, je me refuse au pessimisme. L'avenir peut toujours être inventé. Je crois en l'avenir. Je pense que la structure financière - la famille et d'autres actionnaires - est saine. Certains des actionnaires ont des ambitions politiques, mais cela ne me gêne pas. On est capable de les contenir. Il y a des musulmans, des sunnites et des chiites, mais ils ne sont pas liés au Hezbollah. Tout cela demeurera sain et plein d'avenir si l'on arrive toujours à contrôler l'équilibre entre les actionnaires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Quand vous évoquez vos batailles dans votre livre, et le courage qu'il fallait pour les mener, vous ajoutez : &lt;i&gt;&quot;Dans ce pays, la notion de courage doit être réévaluée.&quot;&lt;/i&gt; Que voulez-vous dire ?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On est obligé d'être courageux tout le temps, dans ce pays, alors, évidemment, la notion de courage est assez floue, tout le monde est courageux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Dans un très beau discours devant le Conseil de sécurité de l'ONU, en 1978, que vous donnez en annexe de votre livre, vous dites, comme dans un cri : &lt;i&gt;&quot;Laissez vivre mon peuple !&quot;&lt;/i&gt; Mais, si l'on regarde la situation aujourd'hui, on a le sentiment que tout le monde veut la mort du Liban.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est déjà ce que je disais. Et malgré tout le Liban survit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Vous parlez de &lt;i&gt;&quot;la guerre pour les autres&quot;&lt;/i&gt;, du Liban comme champ de bataille des guerres des autres.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est exactement cela et cela ne peut s'arrêter que par des actions conjuguées de l'intérieur et de l'extérieur. Pour l'heure, le jeune Hariri, Saad, n'a pas réussi à constituer un gouvernement, on est de nouveau dans une situation de blocage. J'étais très ami avec son père et je fondais beaucoup d'espoirs quand il était au pouvoir. Il m'a dit une chose très étonnante un jour à Paris, à une réception : &lt;i&gt;&quot;Tu t'imagines ce que toi et moi cela peut faire comme tandem.&quot;&lt;/i&gt; J'étais perplexe. Mais il a ajouté : &lt;i&gt;&quot;La puissance de ton journal et celle de mon argent.&quot;&lt;/i&gt; J'ai dû de nouveau rappeler que mon journal ne pouvait être au service de son argent. De lui aussi je voulais être indépendant, en dépit de l'amitié et de l'affection.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Vous développez l'idée de ce que vous appelez la &quot;convivence&quot; islamo-chrétienne ; comment peut-elle s'exprimer ?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je crois qu'elle existe déjà au Liban aujourd'hui. Du sixième étage d'&lt;i&gt;An-Nahar&lt;/i&gt;, on voit un carré assez modeste où il y a la plus grande concentration de cathédrales et de mosquées. Donc cette convivence existe depuis six cents ans. Evidemment, si on agit comme le Hezbollah, elle est menacée. Mais on peut agir différemment.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Vous vous désignez comme un pacifiste guerrier...&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je veux voir l'avenir du Liban comme pacifique. Le Liban ne peut pas mener une guerre, et espérer la gagner, contre ce qui l'entoure. Les Iraniens, les Perses, ont toujours eu une volonté hégémonique. On peut tenter de les arrêter par la force politique et culturelle. La force culturelle du Liban, c'est ce qui lui reste, la liberté d'expression comme nulle part ailleurs dans le monde arabe. Le Liban ne doit pas accepter de mourir.&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;lien&quot;&gt; &lt;div class=&quot;desc&quot;&gt;&lt;b&gt;Propos recueillis par Josyane Savigneau&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;dt&quot;&gt;Article paru dans l'édition du 07.11.09&lt;/div&gt;
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<title>Sans commentaires...</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (Cédric)</author>
<pubDate>Wed, 28 Oct 2009 14:31:00 +0100</pubDate>
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<title>Semer l'amour sur les ruines</title>
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<author>noreply@blogspirit.com (Cédric)</author>
<pubDate>Mon, 12 Oct 2009 11:26:00 +0200</pubDate>
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; &lt;w:WordDocument&gt; &lt;w:View&gt;Normal&lt;/w:View&gt; &lt;w:Zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt; &lt;w:HyphenationZone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt; &lt;w:PunctuationKerning /&gt; &lt;w:ValidateAgainstSchemas /&gt; &lt;w:SaveIfXMLInvalid&gt;false&lt;/w:SaveIfXMLInvalid&gt; &lt;w:IgnoreMixedContent&gt;false&lt;/w:IgnoreMixedContent&gt; &lt;w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;false&lt;/w:AlwaysShowPlaceholderText&gt; &lt;w:Compatibility&gt; &lt;w:BreakWrappedTables /&gt; &lt;w:SnapToGridInCell /&gt; &lt;w:WrapTextWithPunct /&gt; &lt;w:UseAsianBreakRules /&gt; &lt;w:DontGrowAutofit /&gt; &lt;/w:Compatibility&gt; &lt;w:BrowserLevel&gt;MicrosoftInternetExplorer4&lt;/w:BrowserLevel&gt; &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; &lt;w:LatentStyles DefLockedState=&quot;false&quot; LatentStyleCount=&quot;156&quot;&gt; &lt;/w:LatentStyles&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt; &lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;mce:style&gt;&lt;!    /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable         {mso-style-name:&quot;Tableau Normal&quot;;         mso-tstyle-rowband-size:0;         mso-tstyle-colband-size:0;         mso-style-noshow:yes;         mso-style-parent:&quot;&quot;;         mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;         mso-para-margin:0cm;         mso-para-margin-bottom:.0001pt;         mso-pagination:widow-orphan;         font-size:10.0pt;         font-family:&quot;Times New Roman&quot;;         mso-ansi-language:#0400;         mso-fareast-language:#0400;         mso-bidi-language:#0400;}  --&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;(Article sur &lt;b&gt;la littérature féminine libanaise contemporaine&lt;/b&gt; avec l'aimable autorisation de l'excellent site culturel &lt;a href=&quot;http://artslivres.com/&quot;&gt;http://artslivres.com/)&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;Des gravats d’un Beyrouth tourmenté par le spectre de la guerre et les imprécations des groupes politico-religieux, émerge une littérature féminine qui déploie sur le Liban un linceul protecteur. Yasmina Char, Racha Al-Ameer et Darina-Al Joundi ont été traduites en français.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Faire l’école buissonnière du défilé martial, de l’apologie du martyr, de la prédication comminatoire et de tous ces adjuvants grandiloquents de la masculinité. Quel homme vivant en milieu hostile n’en a pas rêvé&amp;nbsp;secrètement ? Pas de plus grande volupté, pour un témoin du quotidien libanais, que le souffle chaud d’une phénicienne qui lui parcoure la nuque jusqu’à balayer la géopolitique du chaos qui lui mine l’esprit. Etre empêtré dans le politico-religieux, le politico-militaire, le politico-industriel, puis revenir à l’essentiel&amp;nbsp;: le corps d’une femme&lt;a href=&quot;#_ftn1&quot; name=&quot;_ftnref1&quot;&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #c81466;&quot;&gt;1 • Racha AL-AMEER&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #c81466;&quot;&gt;Le Jour dernier.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #c81466;&quot;&gt;Confessions d’un imam&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; (Actes Sud 2009)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Comment l’imam de Racha Al-Ameer n’aurait-il pu succomber&amp;nbsp;? La Tradition dit «&amp;nbsp;Le Paradis est à l’ombre des épées&amp;nbsp;». Le religieux découvre qu’il se trouve peut-être sur terre, à l’ombre d’une chute de reins. C’est ce changement subreptice puis le déferlement de la passion amoureuse que nous raconte la jeune romancière libanaise à travers les confessions de ce quadragénaire à sa bien-aimée. &lt;img src=&quot;http://10joursabeyrouth.blogspirit.com/media/02/00/1992004488.jpeg&quot; id=&quot;media-409863&quot; alt=&quot;al ameer1.jpeg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; name=&quot;media-409863&quot; width=&quot;240&quot; height=&quot;191&quot; /&gt;Un &lt;i&gt;born-again&lt;/i&gt; de l’amour. Par moment, on peut penser qu’Al-Ameer joue sur une antinomie facile entre piétisme et liberté où la discipline religieuse affronte le corps amoureux et les sentiments. Mais finalement, le spirituel et le corporel entrent dans un dialogue fécond. L’avènement de l’un ne marque pas le déclin de l’autre. Ils se complètent&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Du point du jour jusqu’à sept heures du soir, on m’appelait &quot;monseigneur&quot;. De sept heures jusqu’à la fin de la nuit, peu avant la prière de l’aube, j’étais un homme et tu étais ma femme.&amp;nbsp;» Cela n’empêchera pas notre imam d’être acculé par un groupe belliqueux qui lui jette à la face une fatwa et prend le contrôle de son lieu de culte. Sa mosquée est assiégée, mais son cœur libéré. Car entre temps, l’esprit d’un grand poète arabe va faire son œuvre d’intercesseur. Pour sa science, l’imam est contacté par une jeune femme qui prépare un ouvrage encyclopédique sur Mutanabbi. Un scénario très libanais. Rares sont les auteurs français qui auraient aujourd’hui l’audace de faire d’un poète défunt la condition d’une rencontre (l’accusation de mièvreries ne tarderait pas à poindre). La seule petite frustration que génère le roman –mais celle-ci est peut-être recherchée– est que le monologue du religieux, ses multiples combats intérieurs, prennent le pas sur la description du contexte. Alors que l’on a parfois envie de sentir le cèdre, les bruissements de ce Liban à la fois oppresseur et libérateur que l’on devine. Mais l’originalité de la trame, l’audace de mêler le sensuel au religieux sans provocations faciles et &amp;nbsp;la clarté du style qui s’envol parfois dans le raffinement de la poésie arabe fait d’Al-Ameer une &lt;i&gt;mummarida&lt;/i&gt; littéraire bienvenue pour colmater à l’encre de sa plume les multiples fissures qui défigurent le Liban.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #c81466;&quot;&gt;2 • Yasmina CHAR&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #c81466;&quot;&gt;, La Main&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #c81466;&quot;&gt;de Dieu&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; (Gallimard, 2008)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://10joursabeyrouth.blogspirit.com/media/00/01/360729181.jpeg&quot; id=&quot;media-409873&quot; alt=&quot;Char2.jpeg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-409873&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Chez Yasmina Char, c’est plutôt les tiraillements de la femme libanaise qui sont décrits. La féminité y est insolente mais jamais vraiment provocatrice&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Layal, au détour d’un couloir, le corps sublime, libre sous sa robe. Libres, les seins lourds d’aller et venir comme l’amant l’après-midi dans sa chambre, chez les parents. Libre la bouche de s’ouvrir et de crier. Sa bouche est rouge et pulpeuse. Sa bouche appelle le plaisir. Je veux poser mes lèvres sur celles de Layal.&amp;nbsp;» Leçon simple que Catherine Millet ou Christine Angot ont oublié&amp;nbsp;: on peut être subversif sans être pornographique. Au milieu de l’ouvrage, par exemple, le récit de la première fois coure sur dix pages. Les émotions brutes et contradictoires, les corps d’&quot;il&quot; et &quot;elle&quot; s’y entremêlent en un bouquet poétique nabokovien. &quot;Elle&quot;, c’est une jeune fille de la bourgeoisie libanaise qui joue la funambule dans ce pays où «&amp;nbsp;les rapports d’amour sont semblables à la guerre&amp;nbsp;: partout s’introduire et saccager.&amp;nbsp;» Char ne fait pas dans la dentelle. &lt;i&gt;Char&lt;/i&gt;, c’est &quot;poème&quot; en arabe et &quot;machine de guerre&quot; en français. Elle offre donc de très beaux passages sur le Liban, d’autres plus violents. A-t-on écrit plus belle évocation de ce pays meurtri&amp;nbsp;? «&amp;nbsp;Il y a eu un avant où le Liban, même en guerre, ressemblait au pays de l’enfance. Où la ligne de démarcation était un jeu innocent, un fil tendu sur lequel elle avançait en équilibriste. Des deux côtés du fil, l’amour l’attendait. C’est pourquoi elle avait la force de s’élancer avec la légèreté de celle qui se sait aimée. Devant la grâce, la nature s’incline. La vie ouvre grand ses portes. Elle ne courait pas croyant sauver sa peau, elle ne tirait pas croyant tuer, elle ne faisait que marcher dans le pays de son enfance avec les yeux bandés.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #c81466;&quot;&gt;3 •&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #c81466;&quot;&gt;Darina AL-JOUNDI&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; ( avec Mohammed KACIMI )&lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #c81466;&quot;&gt;Le Jour où Nina Simone a cessé de chanter&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;(Actes Suds, 2008)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Rebelle, comme le personnage principal du roman de Char, et même blasphématoire, Darina Al-Joundi&lt;a href=&quot;#_ftn2&quot; name=&quot;_ftnref2&quot;&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;[2]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; l’est. &lt;i&gt;Le jour où Nina Simone a cessé de chanter&lt;/i&gt; est le récit d’une jeune libanaise qui profite de l’aspiration créée par un père affranchi pour sauter allègrement les nombreuses murailles libanaises qui se dressent face à elle. Al-Joundi a créé l’évènement lors de l’édition 2007 du festival d’Avignon en adaptant ce récit biographique en pièce. Elle pousse plus loin que les autres l’opposition guerre/amour qu’elle semble réduire à l’opposition religion/liberté. Mais on est plus tout à fait dans la littérature, même si son récit de vie n’est pas livré brut de décoffrage. On prie d’ailleurs pour que les pasionarias du Levant ne soient pas récupérées par les féministes européennes pour être érigées en symboles. Car une juxtaposition de salves voltairiennes n’a jamais suffit à faire un écrivain. Il ne faudrait pas les confondre avec des activistes de la lutte contre l’obscurantisme religieux, même si elles se plaisent aussi à tirer quelques barbichettes en passant.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://10joursabeyrouth.blogspirit.com/media/01/01/2080677075.jpeg&quot; id=&quot;media-409866&quot; alt=&quot;joundi3.jpeg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-409866&quot; width=&quot;500&quot; height=&quot;289&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Après avoir lu les premiers romans d’Al-Ameer et de Char, et le témoignage d’Al Joundi, on a envie de croire que l’amour rend moins dogmatique, peut résoudre toutes les tensions, sauve les âmes guerrières de la flétrissure et finalement sauve le monde. Le combat entre Eros et Thanatos est éternel. L’écrivain catholique français Georges Bernanos avait compris qu’« il n’y a pas d’autre mort que l’absence d’amour&amp;nbsp;».&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Avec les nouvelles plumes libanaises on s’extirpe progressivement du Liban du chaos. L’échappée belle se produit poétiquement, à défaut de se produire politiquement. On peut dès lors imaginer sur la Place des Martyrs un De Gaulle libanais lancer fièrement à son peuple&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Beyrouth ! Beyrouth outragé ! Beyrouth brisé ! Beyrouth martyrisé ! mais Beyrouth libéré… libéré par ses femmes&amp;nbsp;!&amp;nbsp;»&lt;/p&gt; &lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt; &lt;p&gt;&lt;br clear=&quot;all&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr size=&quot;1&quot; width=&quot;33%&quot; align=&quot;left&quot; /&gt; &lt;!--[endif]--&gt; &lt;div id=&quot;ftn1&quot;&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;#_ftnref1&quot; name=&quot;_ftn1&quot;&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; &lt;w:WordDocument&gt; &lt;w:View&gt;Normal&lt;/w:View&gt; &lt;w:Zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt; &lt;w:HyphenationZone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt; &lt;w:PunctuationKerning /&gt; &lt;w:ValidateAgainstSchemas /&gt; &lt;w:SaveIfXMLInvalid&gt;false&lt;/w:SaveIfXMLInvalid&gt; &lt;w:IgnoreMixedContent&gt;false&lt;/w:IgnoreMixedContent&gt; &lt;w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;false&lt;/w:AlwaysShowPlaceholderText&gt; &lt;w:Compatibility&gt; &lt;w:BreakWrappedTables /&gt; &lt;w:SnapToGridInCell /&gt; &lt;w:WrapTextWithPunct /&gt; &lt;w:UseAsianBreakRules /&gt; &lt;w:DontGrowAutofit /&gt; &lt;/w:Compatibility&gt; &lt;w:BrowserLevel&gt;MicrosoftInternetExplorer4&lt;/w:BrowserLevel&gt; &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; &lt;w:LatentStyles DefLockedState=&quot;false&quot; LatentStyleCount=&quot;156&quot;&gt; &lt;/w:LatentStyles&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt; &lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;mce:style&gt;&lt;!   /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable      {mso-style-name:&quot;Tableau Normal&quot;;       mso-tstyle-rowband-size:0;      mso-tstyle-colband-size:0;      mso-style-noshow:yes;   mso-style-parent:&quot;&quot;;    mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;    mso-para-margin:0cm;    mso-para-margin-bottom:.0001pt;         mso-pagination:widow-orphan;    font-size:10.0pt;       font-family:&quot;Times New Roman&quot;;  mso-ansi-language:#0400;        mso-fareast-language:#0400;     mso-bidi-language:#0400;} --&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;L’écrivain libanaise May Menasa a lancé le 5 mars 2008 sur OTV un appel aux femmes libanaises, les incitants à faire entendre leur voix, partant du principe que les&amp;nbsp;«&amp;nbsp;mères ne donne pas naissance à leurs enfants dans le but de les envoyer à la mort…&amp;nbsp;» . La vidéo de cette intervention est disponible sur &lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color: black;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.memritv.org/clip/en/1706.htm&quot;&gt;http://www.memritv.org/clip/en/1706.htm&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoFootnoteText&quot;&gt;&lt;a href=&quot;#_ftnref2&quot; name=&quot;_ftn2&quot;&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;!--[if !supportFootnotes]--&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;[2]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Dont le site iloubnan vous avez déjà parlé en mars 2007&amp;nbsp;:&amp;nbsp; &lt;a href=&quot;http://www.iloubnan.info/social/interview/id/060/liban/Darina-Al-Joundi-:-regard-sur-l-intimit%C3%A9-des-femmes&quot;&gt;http://www.iloubnan.info/social/interview/id/060/liban/Darina-Al-Joundi-:-regard-sur-l-intimit%C3%A9-des-femmes&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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