17.03.2009

Retour par ici, détour par Gaza (fin)

Le titre du post précédent annonçait ma désertion temporaire de ce blog. Un mois et demi avant de revenir au Liban et au Proche Orient par l'écriture, car mes pensées toujours y séjournaient, pour le meilleur et pour le pire. Me serai-je autosabordé après le petit succès du millier de visites ? On est trop loin des scores du blog proche-orient d'Alain Gresh pour j'estime avoir capitaliser suffisamment d'attention.

C'est justement ce blog qui nous permet d'établir un dernier retour promis sur la terre promise à la violence de l'homme et à la convoitise... Les ruine de Gaza ne sont plus incandescence. Il fallait qu'elle revienne à température de cœur d'homme. Froide. L'article sourcé intitulé Bilan à Gaza reprend les chiffre suivants: 1 434 morts, dont 960 civils, 239 policiers, et 235 combattants. Parmi eux, 288 enfants et 121 femmes. Ils ont été établis par le Palestinian Centre for Human Rights (PCHR).

Pour clore le chapitre comme nous le préférons, à savoir avec le plus de recul et le moins de passion possible (puisqu'il s'agit de politique, non pas de femmes, souvenez-vous du sous-titre de ce blog...), il nous faut renvoyer à un article publié sur le site communautaire Oumma une dizaine de jour après la cessation des hostilités par Tsahal. Il répond au critique littéraire Pierre Jourde qui le Jeudi 22 janvier 2009 dans Le Monde se fendait d'une chronique intitulée « Le juif, coupable universel » (payant dans les archives du journal, mais vous pouvez le retrouver sur de nombreux blogs et sites tant il a suscité la polémique). La réponse la plus convaincante de Jourde est donc celle d'un jeune universitaire, à laquelle nous renvoyons. Elle est intitulée Gaza, le critique, et la critique. Il démonte point par point l'argumentaire sophistiquée de Jourde qui assimile manifestation de soutien au peuple palestinien et demande de retrait de Tsahal à une forme d'antisémitisme. Mais ce qui est intéressant c'est que, malgré toute l'énergie qu'il met à mettre Jourde face à ses manquements et raccourcis, il lui concède quelques points, comme par exemple l'aspect strictement communautaire de l'indignation qui peu frapper la communauté musulmane de France. Mais là encore, les leçons qu'en tire Jourde sont contestées. Une critique apaisée et toute en nuance -qui nous fait même voyager brièvement dans l'histoire des relations judéo-musulmanes et judéo-chrétiennes- dont on a plus que jamais besoin quand la haine à double sens s'amplifie de manière exponentielle et, plus grave, s'exporte à l'échelle internationale...

Commentaires

J'ai été autant étonné que vous de la sortie de Jourde. En ce voulant subversif, il s'est montré aussi consensuel que le BHL qu'il tente d'attaquer à chaque fois. Surprenant.
Je ne vois rien d'autre qu'un coup de buzz, comme on dit dans le jargon de la toile.

Ecrit par : Aïn | 30.07.2009

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