24.11.2008

Terre Sacrée et terre sécularisée

Quatre mois après avoir quitté cette terre où le sacré bien plus que dans l'Europe sécularisée est palpable, il fallait que je convince mon esprit que ma place est ici. Pour l'instant en tous cas. Une manière de me rendre plus supportable l'éloignement du Liban. Et je dois d'autant plus ce billet à ma conscience que je me rends compte le caractère parfois indécent de la célébration d'une terre où l'individu lambda ne peut vivre sereinement...

C'est peut être dans l'apaisement relatif qui frappe la terre sécularisée par rapport à la Terre Sacrée et ses alentours que je devais goûter ma chance d'être ici à résidence. En effet je suis maintenant loin du tumulte depuis assez de temps, pour sentir mon corps s'en affranchir, quoique mon esprit y soit encore empêtré. C'est par un très prosaïque plaisir que je me réadapte tranquillement à mon environnement local après le choc proche-oriental.

Un sancerre frais et sucré décroche la pélicule de carbonne qui me tapissait le larynx jusqu'à la plèvre, sur une dégustation d’huîtres du Bassin d’Arcachon. Aucune internationale des barbus monothéistes ou de politiques individualistes pour mettre leur grain de sel au bord de mon petit paradis marin. Non plus de promoteurs affairistes pour défigurer le paysage qui s'offre à moi. Pas de manière aussi radicale que le paysage libanais post-guerre en tous cas (voir notamment le billet d'Ibrahim Tyan et le dossier d'iloubnan.info). Grâce à la victoire des premiers militants de l'écologie politique (l'intellectuel Jacques Ellul, le journaliste Jean-Claude Guillebaud notamment...) à la fin des années 60, dans ce qu'il est désormais convenu d'appeler la bataille du Pyla (en Gironde, sur la côte atlantique).

Imaginez que par je-ne-sais-quel décret de l'histoire, je sois obligé de récupérer ma douzaine de mollusques délicieusement laiteux et les citrons destinés à leur servir de bain fruité, muni de mon passeport dans une main et lesté d'un lance-pierre dans mon caleçon… A l'instar du laborieux palestinien qui veut cueillir ses oranges à Gaza. Ou de mon ami Joseph dont l'épaule et le genou sont habités par des éclats de balles depuis l'invasion israëlienne de 1982. Comme je soulève aujourd'hui mon verre, il voulait simplement se désaltérer au puit de la Near East School of Theology de Beyrouth masque_jetee.jpg à défaut de s'y abreuver de spiritualité...

Voilà que mes semelles usées par les gravats de Beyrouth s'apaisent au contact de cette jetée en bois sur pilotis. Et je me laisse à nouveau bercer par le ressac de l’Atlantique, et j'offre mon visage à la caresse de l’embrun que l'océan projette généreusement vers tout contemplateur jusqu'ici avancé. Ablutions non-sacrées, mais ablutions purificatrices. Ma Terre Sainte est une terre sécularisée. Ainsi doit-elle rester, même si la quiétude en est le prix à payer... Qui préfererait, au repos de l'âme ici-bas, le tombeau du guerrier?

17.11.2008

Beauté contrastée

Seul, le poème qui clôt "Sur le terreau de Dahiyeh", dont j'avais interrompu le récit pour passer à d'autres posts...

Plus n'existait sol craquelé,
Murs balafrés,
Coins infestés,
Ni l'eau souillée de la Dahiyeh.

Horloge du coeur déclenchée,
Dahiyeh parée, nouvelle beauté,
Hizam al buss devient palais,
En ta présente majestée.

Tombeau urbain n'a pas d'emprise,
Sur un sourire électrolise,
Une chute de reins dévoilée,
Où mes mains se voulaient réfugier.

Puis tu t'éloignes de l'horizon,
Et reprend ses droits l'affliction
A qui de tes pas tu avais fait don...

14.11.2008

Sleiman à l'UNESCO (2)

L'Orient le jour, jeudi 13 novembre 2008 (article 2)

Dialogue des cultures : Sleiman réaffirme l’ambition internationale du Liban

C’est un discours empreint d’un grand humanisme que Michel Sleiman a tenu hier à la tribune des Nations unies dans le cadre de l’Assemblée générale sur la « Culture de la paix ».

Pour le chef de l’État, « nous avons fortement besoin de prévenir les maux qu’entraîne la force commise en réaction aux appels visant à exclure, voire anéantir celui qui est différent de nous. Il est impérieux pour cela que nous instaurions un dialogue sleiman.jpg véritable, le dialogue de la vie et des idées, un dialogue à la fois patient et audacieux, afin de jeter les bases des relations entre les peuples de religions et de cultures diverses », a-t-il souligné. « Diverses expériences, y compris notre propre expérience libanaise, nous ont enseigné que le véritable dialogue est celui qui survit aux craintes et aux tentatives d’intimidation et qui permet aux personnes de construire des passerelles en vue de surmonter la peur, l’intimidation et d’éteindre les incendies allumés par les tensions et le fanatisme », a ajouté le président Sleiman, qui a tenu toutefois à préciser qu’un « recours brusque au dialogue pour régler les conflits existants ou pour désamorcer ceux qui couvent ne peut produire le moindre résultat s’il n’est pas fondé sur un long processus cumulatif, bâti avec soin, basé sur des liens de confiance et d’ouverture sur l’autre ». Le président Sleiman a également souligné que « l’efficacité du dialogue reste tributaire de relations de forces asymétriques et la persistance de la domination, de l’oppression et de l’arbitraire met en jeu sa crédibilité. Cela est surtout vrai au Moyen-Orient et en Terre sainte. Comment peut-on encourager et le dialogue et le progrès lorsque persiste l’occupation israélienne des terres palestiniennes et arabes et quand les droits fondamentaux du peuple palestinien sont systématiquement bafoués, notamment le droit des réfugiés au retour sur leurs terres et dans leur foyer ? » s’est-il demandé.

Et d’enchaîner en rappelant que « ceux qui aiment le Liban – et ils ne sont pas peu nombreux – savent fort bien que notre pays a des caractéristiques uniques qui lui ont permis de surmonter les drames qui ont mis à l’épreuve notre volonté de vivre ensemble dans un seul pays riche dans sa diversité, fermement convaincu de son appartenance arabe et interagissant avec les cultures du monde ». Pour lui, le Liban est « l’espace le plus grand et le plus riche pour le dialogue entre les religions et les cultures, au service du monde arabo-musulman et du monde entier. Dans l’allocution que j’avais prononcée devant l’Assemblée générale en novembre dernier, j’avais eu l’occasion de dire que “la philosophie de l’unité libanaise est fondée sur le dialogue, la réconciliation et la coexistence” et de souligner notre ambition de voir le Liban devenir un centre international pour la gestion du dialogue entre les civilisations et les cultures et par conséquent un laboratoire mondial pour ce dialogue entre les entités », a insisté le chef de l’État.

« Nous sommes réunis ici aujourd’hui pour dire notre refus du choc des ignorances et pour souligner notre volonté de travailler ensemble dans les domaines de l’éthique, de la culture, de la politique et de relations internationales saines. Notre réunion ici a une portée symbolique », a conclu Michel Sleiman.

Sleiman à l'UNESCO

Le Liban se voudrait laboratoire du dialogue des cultures. C'est l'ambition qu'a formulé le Président Michel Sleiman, dans son allocution du 12 novembre, devant un parterre de représentant siégeant à l'UNESCO. Comme pour le discours de Philadelphie de Barack Obama on a envie de croire que son auteur mettra tout en oeuvre pour concrétiser le bel élan humaniste qui lui a fait déclamer une telle ambition.

"Politique et religion avec modération", avions nous dit... Après les conférences d'Ahmed Beydoun sur la situtation politique au Liban, un nouveau post politique pour faire le quotat de ce mois-ci. Après, promis, on repasse à la poésie et à la littérature (ou ce qui se voudrait telles).

L'Orient le jour, jeudi 13 novembre 2008 (article 1)

Ouverture avec panache de l’Assemblée générale sur la « Culture de la paix »


NEW YORK, de notre correspondante aux Nations unies, Sylviane ZEHIL

C’est avec panache que la réunion internationale de haut niveau s’est ouverte hier à l’Assemblée générale de l’ONU sur le thème de la « Culture de la paix », en présence du roi Abdallah d’Arabie saoudite, qui en avait pris l’initiative.

Cette « réunion revêt une grande importance en vue de réaliser les aspirations communes de l’humanité et d’établir des relations de tolérance, d’acceptation mutuelle et de respect des spécificités religieuses et culturelles », a déclaré le président Michel Sleiman à la tribune de l’ONU. Huitième à prendre la parole, juste après la présidente de la Finlande, il a mis l’accent sur « l’intérêt commun dans l’appel au dialogue », du « fait de l’inquiétude suscitée par des phénomènes de violence confessionnelle et ethnique, de terrorisme, d’intimidation, de coercition, de diffamation et d’atteinte à la dignité ». Le président Sleiman a rappelé fièrement que « le Liban a pour vocation la liberté », qu’il est le modèle de pluralité et un espace de dialogue et de coexistence de cultures et de religions différentes. « Le Liban est une nécessité tant pour l’Orient que pour l’Occident », a-t-il encore dit, citant les papes Jean-Paul II et Benoît XVI. « À ce titre, le Liban mérite le soutien de la communauté internationale – un soutien qui ne saurait se renforcer que par l’instauration d’une paix juste et durable au Proche-Orient », a rappelé le président Sleiman.

unesco.jpg

Quoi qu’il en soit, rois, princes, cheikhs, présidents, chefs de gouvernement, ministres, dignitaires religieux (dont le président du concile pontifical du Vatican pour le dialogue interreligieux) et représentants de plusieurs pays ont pris part à cette réunion sur le « dialogue entre cultures et religions » pour exprimer d’une seule voix le besoin d’établir des relations de tolérance et d’acceptation de l’autre. Qualifiée de moment « tout à fait unique et encourageant » par Ban Ki-moon, cette conférence a été l’occasion de faire appel à la modération religieuse et de mettre fin à la diffamation et aux « stéréotypes », sources de ressentiment et de peur. Cette réunion de haut niveau a été aussi l’occasion de rappeler l’importance de trouver une « solution équitable » au conflit du Moyen-Orient. Ce thème a été exprimé avec force et fermeté dans la déclaration du président israélien, Shimon Peres.

À l’occasion de la présence des chefs d’État et de gouvernement à New York, un dîner a été donné la veille par le secrétaire général de l’ONU au siège des Nations unies. En tout quatre tables, et au menu : salade frisée, champignons strudel nappés d’une vinaigrette aux truffes, médaillon de filet de veau accompagné de foie gras et champignons sauvages nappé de sauce madère, tarte aux pommes garnie de cannelle et crème anglaise, le tout arrosé d’un Pouilly-Fuissé Patriarche 2004, et d’un Bordeaux Château d’Arcins Haut Médoc 2005.

Le président Michel Sleiman a été placé entre le roi saoudien Abdallah et le représentant du Vatican, le cardinal Jean-Louis Tauran, à la table d’honneur de Ban Ki-moon, comprenant notamment le Premier ministre du Qatar, le grand imam d’Égypte, le président du Kazakhstan, l’émir du Koweït, le ministre saoudien des Affaires étrangères et le chef de cabinet de Ban Ki-moon, a raconté à L’Orient-Le Jour une source onusienne. Quant au président israélien Shimon Peres, il s’est retrouvé « à seize pieds plus loin », entre le Premier ministre du Maroc et le ministre des Affaires étrangères d’Oman.

10.11.2008

Le système politique libanais a-t-il un avenir ? (par Ahmed Beydoun)

France Culture (97.7 sur la bande FM) a diffusé le 13 octobre 2008 une conférence très riche donnée par le professeur libanais Ahmad Beydoun sur le thème Le système politique libanais a-t-il un avenir ? Vous pouvez la retrouver sur le lien suivant.

Professeur à l'Université libanaise de Beyrouth, Ahmad Beydoun a été l'invité au cours de l'année 2008 du Pr Henri Laurens, titulaire de la Chaire Histoire contemporaine du monde arabe au Collège de France. Durant son séjour parisien, Ahmed Beydoun a délivré quatre conférences (à l'Amphithéâtre Marguerite de Navarre, dans le 7eme arrondissement de Paris) dont celle-ci est extraite. L'auguste institution dispose également des fichiers Mp3 de l'ensemble des conférences. Elles se sont déroulées tout au long du mois de mai de cette année et se déclinent sous les titres suivants:

1. Du Pacte de 1943 à l'accord de Taef : les résistances à la déconfessionnalisation.
2. Ce qu’« indépendance » voulait dire...
3. Une nouvelle donne inter-communautaire ?
4. Le système politique libanais a-t-il un avenir ?



Sur le terreau de dahiyeh (suite et fin)

Il y a trois mois jour pour jour, je vous promettais la fin de "Sur le terreau de dahiyeh". Je m'en était arrêté à une courte déscription de la scène urbaine (que vous trouverez ici). La figure de Christia n'avait pas encore surgit de ce quartier des bas-fonds de Beyrouth... Contrairement au précédent post, il s'agit donc d'un retour au récit de voyage :

[...] Secoué comme une douille de kalach à la ceinture d'un milicien arpentant les montagnes de Sanine, je m'enfonçais un peu plus dans ce tiers-monde intralibanais. Le chauffeur s'était finalement accomodé de ma présence après avoir jeté un regard insistant et suspicieux dans le rétroviseur intérieur. Le blanc-bec à lunettes affublé d'une saccoche d'ordinateur bourrée de livres lui apparaissait surement un brin exotique. Rien d'explosif pourtant. Seulement quelques recueils de poésie et de la littérature de voyage. Pas même un manuel de pilotage. C'est avec les vers que je m'éjecte au 7eme ciel et sans y attendre la présence de 1000 vierges. Finalement, mes quelques rudiments d'arabe finissaient par m'attribuer sa sympathie. Il était navré de ne pouvoir m'indiquer où se trouvait "al mathaf ash shuhada" ("le musée des martyrs") que je cherchais.

Après quinze bonnes minutes de route, je décidais de m'arrêter non loin du terme de cette ligne numéro 4, qui avait laissait derrière elle la grande artère Bechara Khoury pour soulever la poussière des ruelles d'Haret Hreik sud. Deux livres libanaises et un "barak'Allah oufikoum" au "pilote", et me voilà hors de son tas de férail. Je me ravitaillais dans une petite épicerie tenue par un pré-ado chiite qui tutoiyait le quintal et me dépassait d'une bonne tête et demi. Je repensais furtivement à mon idée folle de créer une équipe de rugby libanaise comme un ami s'y est aventuré en Turquie...

Rafraîchi, j'entamais à pied la suite de ma découverte de la Dahiyeh, en espérant y trouver la demeure finale des "martyrs" chiites. En face de moi s'ouvrait une patte d'oie. Les deux ruelles charriaient une poussière qui piquait déjà la gorge avant même de s'y engager. L'une bordée par des rangées d'immeubles de quatre ou cinq étages décorées par des guirlandes d'impacts de balles, l'autre, chemin dont je ne saurais vous dire où il débouchait, si non sur les pulsations accélérées de mon coeur, dont vous savez maintenant que la thermodynamique n'est pas au 35 heures. Car c'est en voyant s'y engouffrer une silouhette à la chute de reins niagaresque et aux cheveux ondulés, que j'ai fait le choix de l'emprunter. Ayant le pas plus prompt que la demoiselle, j'arrivais sans forcer à sa hauteur. L'occasion était trop belle pour ne pas demander mon chemin. Comme la sphère d'influence linguistique et culturelle du français décroissait à mesure que l'on gagnait le Sud de Beyrouth, je choisissais de l'interpeller d'un simple "Excuse me please!", car je ne connaissais pas vraiment l'équivalent arabe pour une telle situation, si non le "Haloua habibi!" beaucoup trop familier pour l'occasion. Quand elle pivotait gracieusement de la gauche vers la droite sa main légère frôla délicieusement son fessier, enserré dans un jean sans ceinture. Une taille nue faisait la transition avec un haut gauffré couleur arc-en-ciel. Instantanemment les tas d'immondices disparurent et avec eux les odeurs pestilencielles qu'ils dégageaient.

Christia, et seulement elle en surimpression de ce décor de western moderne. Un mode de vie suffisamment industrialisé pour flétrir l'environnement urbain de déjections sorties tout droit des foyers consuméristes et du ventre des machines, mais pas assez pour mettre en place les protocoles hygiénistes chargés de les retraiter. Peu importait maintenant, mon seul horizon était les yeux vert émeraudes de Christia... Je lui demandais mon chemin alors que mon regard était arrivé à destination. Il fallait explorer -fusse rapidement- le contraste entre sa beauté et la laideur urbaine:

Plus n'existait sol craquelé,
Murs balafrés,
Coins infestés,
Ni l'eau souillée de la Dahiyeh.

Horloge du coeur déclenchée,
Dahiyeh parée, nouvelle beauté,
Hizam al buss devient palais,
En ta présente majestée.

Tombeau urbain n'a pas d'emprise,
Sur un sourire électrolise,
Une chute de reins dévoilée,
Où mes mains se voulaient réfugier.

Puis tu t'éloignes de l'horizon,
Et reprend ses droits l'affliction
A qui de tes pas tu avais fait don...

06.11.2008

Sagesse Bagdadienne

Le Liban étant frontalier de la Syrie, qui est frontalière de l'Irak, je me permet de proche en proche-orient, d'accrocher le bout du Croissant fertile pour citer un sage de la cité bordée par le Tigre et l'Euphrate, qui connait l'affliction que l'on sait. Quoique qu'avec la "Baracka" qui nous vient d'outre-atlantique, les choses peuvent changer. Al-Tawhidi était un écrivain arabe de Bagdad qui vécu au cours du Xeme siècle.

On doit à l'arabisant bordelais Marc Bergé de nous avoir éclairé sur sa trajectoire ("Pour un humanisme vécu: Abu Hayyan al-Tawhidi. Essai sur la personnalité morale, intellectuelle et littéraire d'un grand prosateur et humaniste arabe à Bagdad, Rayy et Chiraz au IVe/Xe siècle". Col IFEA de Damas, 430 p., A. Maisonneuve, Paris, 1977.)

Ô grand sage dont la voix nous parvient du fond des âges, et des antiques hajj, trouve dans cet exercice mémoriel de la citation une maigre consolation au spectacle qu'offre ton pays:

"Ce n'est pas le moindre mérite de l'écrivain que de savoir manier la langue et les idées, en utilisant son art pour extirper les haines, apporter une solution aux conflits, remplir une mission diplomatique auprès des chefs d'Etat et être ainsi utile à l'élite comme au peuple. Son intelligence est toujours en éveil et son langage s'efforce de suivre."

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