09.09.2008
Une femme pour "voyage" et pour "demeure"
"Quand une femme est la douceur et le trouble, l'amusement et la gravité, la nouveauté et la mémoire, le voyage et la demeure... quel homme digne de ce nom refuse ce miracle et choisit de fuir en invoquant l'inconfort d'aimer." (Erik Orsenna)
Mais qu'a donc pris à cet écrivain de gauche de faire l'apologie du mariage et de la monogamie quand persiste assez largement, chez les intellectuels du même bord, l'éthique du libertinage comme subversion d'on-ne-sait-quoi, vu qu'il ne semble plus y avoir grand chose à subvertir en matière de grand déballage du corps et du partage ad libitum de celui-ci ?
Erik Orsenna a écrit ces mots simples, au moment où l'on nous parle d'"encouplement" (Vincent Cespédès, Libération, vers 2006, recherche de la référence en cours) ou de contrôle inacceptable de l'Etat sur la "sexualité" (comprenait "pornographie", selon les critères de Marcela Iacub) Faisons l'hypothèse (un peu plus subversive que l'apologie de la partouse) que ce sont les survivances conservatrices de l'institution à laquelle il appartient -l'Académie Française- qui, rencontrant le progressisme de gauche, fondent une éthique de la relation de couple (cf l'ensemble de son œuvre, surtout ce qui arrive sur le Bengladesh, et plus généralement l'écologie...) qui intéressera surement les nouvelles générations qui arrivent un peu déboussolée dans le grand "marché matrimonial".
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